Ce vendredi, comme il est habituel pour eux de le faire, les restos du coeur organisaient une collecte dans les supermarchés. 

Etant juste venu acheter du café, j'ai donc pris pour eux un pack avec cinq paquets de cafés, puisque le café figurait sur leur liste et que je ne doutais pas de faire mieux quand je ferais mes courses le samedi. 

C'est dans leur caddy aux trois quarts vide que j'ai déposé mon cadeau. 

Je me suis fait la réflexion qu'on était dans une agglomération de plus de 100 000 habitants, un vendredi dans un supermarché, et qu'il était dommage que les gens ne donnent pas plus, alors que dans mon patelin de 6500 âmes on leur remplit leurs caddys comme qui rigole, aux restos. 

Peut-être qu'à force de côtoyer la misère en ville les gens se blindent, et que dans les zones rurales nous ne sommes pas encore complètement découragés d'aider puisqu'on la côtoie moins. 

Pauvres restos !