C'est amusant de se reconnecter sur son blog alors qu'on y a "pas mis les pieds" depuis longtemps. 

Qu'ai-je vu en me reconnectant ? Un commentaire de 2015 me disant en substance que j'avais menti dans ma note "Lauréat or not lauréat" de 2013 où je racontais que j'avais passé un concours pour faire le métier que je faisais déjà.

Tout d'abord, et je m'adresse à ma chère lectrice et commentatrice, il se peut fort que la vérité de 2013, année des débuts du NES (nouvel espace statutaire, pour ceux qui ne parlent pas la novlangue de l'administration), ne soit pas celle de 2015, année où le NES était bien en place. 

Qu'a signifié le NES pour ceux qui l'ont vécu ? En plus d'une refonte de notre grille de salaires, il s'agissait du passage d'un ministère composé de plein de corps de fonctionnaires différents, avec chacun un statut adapté à sa mission, à un ministère composé d'un corps administratif et d'un corps technique, ce qui ne s'est pas fait sans heurts et résistances.

Pourquoi résister à la fusion des corps alors qu'à priori personne n'a perdu d'argent dans l'histoire ? Chacun avait ses raisons bonnes ou mauvaises mais pour moi, et là je ne parle qu'en mon nom, cela signifiait l'abandon d'une logique de missions pour entrer dans une logique de carrières.

Pour revenir au vif du sujet, le NES a signifié pour mon corps des Contrôleur des Transports Terrestres, une fusion avec le corps des secrétaires administratifs, et la possibilité d'un passage au deuxième niveau de grade de notre catégorie par concours, le recrutement ayant été passé de niveau Bac à Bac+2, alors qu'avant nous ne pouvions être promu au deuxième niveau de grade qu'au choix.

Si cela nous apportait la possibilité d'accélérer notre carrière, et je n'ai pas manqué d'en profiter, l'année où le concours a été organisé pour la première fois, les candidats étaient dans l'incertitude la plus totale par rapport à ce qu'un éventuel succès impliquait, en sachant que la norme de l'époque était la formation et la mobilité obligatoires.

Pour la plupart des anciens du ministère (12 ans au compteur pour moi à ce moment là), nous avions vécu la fermeture des subdivisions de l'Equipement et avions repostulés sur nos propres postes transférés dans les arrondissements, donc autant dire que nous nous attendions au pire. 

Nous avons été assurés que nous resterions en place sur nos postes par la suite, entre l'écrit et l'oral du concours, et depuis les choses sont bien posées, mais il avait d'abord fallu faire part de nos inquiétudes par la voie syndicale pour obtenir une réponse, je ne vous raconte pas l'ambiance à l'époque, qui m'avait conduit à poster une note quelque peu virulente, il est vrai. 

Donc ce qui était vrai en 2013 ne l'était plus en 2015, point de mensonge là-dedans. 

Sinon, en ce qui concerne le concours de classe exceptionnelle, on peut rester en poste c'est vrai, mais ce n'était pas la question au départ, c'est hors sujet.